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A peine remis des championnats de France N1-N2 à Montpellier, treize nageurs du collectif France ont pris la direction de l’Allemagne pour disputer le meeting de Berlin, toujours très prisé.

Près de 600 nageurs, une ambiance de compétition digne des plus grands événements… Voilà ce à quoi une partie du collectif France va se confronter en cette fin de semaine en Allemagne, lors de l’open de Berlin. Les épreuves démarrent jeudi. Soit moins d’une semaine après les championnats de France N1-N2 disputés à Montpellier

ÉMOTIONS POUR WESTELYNCK

« Ces championnats ont été parfaitement organisés se réjouit Cyril Bourdeau, directeur sportif adjoint des nageurs handisport, en charge du haut niveau. Le site est juste incroyable et très grand. » L’émotion était aussi au rendez-vous de cette dernière épreuve nationale de l’année. « Il s’agissait en effet des derniers championnats de France de Jean-Michel Westelynck comme directeur sportif, dévoile encore son adjoint. Il a été salué logiquement puisque l’on ne reste pas aussi longtemps dans une telle fonction sans laisser de trace. » Après les championnats du monde de Mexico, fin octobre, Jean-Michel Westelynck assurera de nouvelles missions pour la Fédération Française Handisport. 

Ce contexte particulier n’a pas empêché les nageurs de briller. Les jeunes pousses ont confirmé les progrès entrevus lors des France élite organisés un mois avant à Schiltigheim. « En N2, on a vu des jeunes ayant 12 ou 13 ans tirés leur épingle du jeu et ravir quelques podiums, apprécie Cyril Bourdeau. Il y a un fond de roulement intéressant. Le fruit d’une politique de formation de jeunes récompensée et encourageante. »  

L’entraîneur national souligne également l’éclosion de Morgan Saillo, 30 ans, en N1. « Il a établi un nouveau record de France S7 sur 50 m nage libre. C’est bien. Sa progression est vraiment intéressante. S’il continue ainsi, il peut prétendre passer les classifications au niveau international l’an prochain. »

Les classifications sont justement l’un des enjeux de ce déplacement à Berlin (6-9 juillet). De nombreux jeunes vont en effet savoir définitivement dans quelle catégorie ils vont concourir sur la scène internationale. « C’est la base de tout le projet », développe Cyril Bourdeau.

Dans ce groupe France élargi, les attentes seront différentes. Les chefs de file que sont Elodie Lorandi et Anaëlle Roulet, « un peu en retrait » à Montpellier, devront monter en puissance en Allemagne, ce week-end. « Il y avait une logique de préservation pour ces deux jeunes femmes qui sont fixées sur les championnats du Monde », explique l’encadrant national. Pour ces deux nageuses confirmées, Berlin s’apparente à une étape clé afin de se jauger face à une concurrence haut-niveau à deux mois des Mondiaux

LA GESTION DES ÉMOTIONS EST IMPORTANTE

Les plus jeunes, eux, devront encore faire-valoir leurs progrès. « J’aimerais en voir davantage réussir les minimas internationaux, pose Cyril Bourdeau. Cela ne leur ouvrira pas plus de portes mais démontrera que nous pouvons compter, si les perfs sont toujours là, sur eux aux championnats d’Europe 2018. » Le staff tricolore sera aussi attentif à la manière dont les néo-internationaux abordent une compétition regroupant une partie du gratin mondial. « La gestion des émotions est importante. Vont-ils être dépassés par le contexte et l’enjeu au point d’en oublier ce qu’ils doivent entreprendre ? » interroge le technicien.

 Ce week-end de courses sera un bon révélateur. Cyril Bourdeau est, en revanche, assez confiant quant à l’état d’esprit de ses troupes. « Tous sont issus des parcours classiques menant au haut-niveau. Je ne suis donc pas inquiet. » // J. Soyer

© G. Picout - FFH

LES FRANÇAIS ENGAGÉS À BERLIN

Florent Bardin, Ugo Didier, Lucie Etienne, Jade Le Bris, Emeline Pierre, Elodie Lorandi, Anaëlle Roulet, Julien Viot, Enzo Verpiot, Maël Cornic, Nicolas Le Hir, Florent Marais, Laura Mahieu.